A la lecture de cet article paru dans le journal de la Fédération des amputés de guerre de France, je me suis brusquement senti replongé dans mes souvenirs d’Algérie.


Ce genre d’établissement n’existait pas à ma connaissance au sein de mon Régiment le 94ème RI. Mais, nous nous rendions en convoi souvent en fin de journée chez les légionnaires à Arris, pour certaines opérations qui devaient se dérouler dans ce secteur.


Dans l’attente de la tombée du jour pour nous mettre en marche avec eux en colonnes en direction des djebels, avec mes camarades d’infortune, nous flânions dans leur poste pour tuer le temps.


Un jour, intrigués par un regroupement de légionnaires à l’entrée d’une guitoune, nous nous sommes approchés pour voir de quoi il s’agissait. Surpris, nous nous sommes rapidement rendu-compte, que nous nous trouvions face à un BMC (bordel militaire de campagne). Cet endroit était curieux à voir ! Les Légionnaires en file indienne se présentaient à l’entrée devant un gradé assis à une petite table, qui semblait pointer leur matricule sur une liste avant de leur donner l’autorisation d’aller se remonter le moral avant le départ.


Une autre fois, en rentrant d’opération dans le courant d’une matinée, ayant eu l’autorisation d’aller chercher des bibines au foyer des légionnaires, tout en les dégustant dans l’attente de reprendre place dans nos bahuts pour rentrer à notre poste de El-Adjadjadj, nos regards se tournèrent à nouveau en direction de leur BMC.
Ce jour-là ces femmes, en grande majorité des Maghrébines, s’afféraient à faire leur lessive, elles étalaient leurs robes sur des cordes installées à l’intérieur de leur enclos. Elles paraissaient peu souriante, et semblaient être résignées à leur situation. Cela nous faisait bizarre de les voir dans leur enclos, comme prisonnières à l’intérieur de ce camp, mais l’insouciance de notre jeunesse, le sort de ces femmes ne nous interpelait pas. Les honneurs étaient réservés aux militaires, et nous ne nous posions pas de question.

Heureusement, qu’il y a des hommes d’exception comme le Docteur Grauwin dont le récit sur ces femmes de l’ombre, bien souvent méritantes, rend honneur.


Ce témoignage sur la vie de ces femmes force le respect en secouant nos consciences.

 

 

 

Au fil du temps...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"les Français d'Algérie"

 

Aujourd'hui, ces Français originaires de nos départements d'Algérie sont totalement intégrés à la population métropolitaine. Certains y ont trouvé le chemin de la gloire, soit dans les milieux artistiques, et dans bien d'autres domaines où ils purent faire valoir leurs compétences.

Malgré tout, pour beaucoup, les souvenirs heureux d'une partie de leur vie sur leur terre natale : souvenirs familiaux, amicaux avec la population maghrébine, ainsi qu'avec certains d'entre nous, les rendent bien souvent mélancoliques. Ils ne peuvent s'empêcher de penser à cette Algérie française, où leurs familles au long des décennies avaient contribué à développer et à rendre prospère.

Inlassablement les images de ce beau pays leur reviennent à l'esprit.

 

 

La France coloniale avec ses routes

4 ports internaionaux : ici Bougie

Le développement de 4500 kimomètres de voies ferrées

la place du bidonville turc appelée Casbah

Ses villes modernes

Ses stations balnéaires (Castiglione)

Ses bâtiments administratifs

Ses écoles, ses instituts,

Son jardin d'essai à Alger

Ses Hôpitaux, Maternitées, Dispensaires.

A l'époque ces régions exportaient : 600.000 quintaux de grain, 700.000quintauxs de semoule

200.000 tonnes d'orange par an, 120.000 quintaux de figues sèches, 50.000 quintaux d'olives, 100.000 hectolitres d'huile. d'olives, ainsi que des fruits et légumes.

Quelques souvenirs et récits familiaux seraient les bienvenus.

 

Polémique...

Le 19 mars 1962, fin des combats en Algérie, à cette date la guerre prend officiellement fin. Les accords d’Evian, document paraphé par le gouvernement français et le GPRA, proclame le cessez-le-feu pour le 19 mars 1962 à midi heure locale. Ce n’est ni une armistice, ni une capitulation, mais un arrêt officiel des combats.

      Pour près de trois millions d’appelés et de rappelés, ce jour fut le plus beau de leur jeunesse. C’est le cœur battant rempli d’émotion qu’ils apprenaient la nouvelle. Ce jour là est resté gravé dans leur mémoire, même pour ceux qui étaient rentrés en France, à l'écoute des informations en provenance d'Algérie, ils gardaient toujours une pensée pour leurs camarades encore sur le terrain dans cette galère.

     Aujourd’hui, 50 ans après, comment peut on polémiquer sur cette date historique concernant sa commémoration.

     La France a toujours aimé par tradition bien encrée, commémorer la fin des conflits aux dates officielles d’anniversaire. Pourquoi avoir créé, en rupture avec nos traditions, une commémoration fantaisiste le 5 décembre qui ne se rattache à aucun événement ?

     Certes, il y a eu après le 19 mars 1962, des évènements honteux, qui ne sont plus des actes de guerre, mais d’ignobles crimes (q’ils soient français ou Algérien). Le non respect de la fin des combats reste à déplorer. Hélas, dans toutes les guerres, on le constate encore de nos jours, il y a des débordements, des règlements de comptes incontrôlés.

     Ce cessez-le-feu a marqué une grande partie de notre génération. Il n’y a pas eu que les appelés qui vivaient des moments pénibles dans les djebels, mais toutes les familles qui avaient un fils, un frère, un mari, un fiançé en Algérie,vivaient également de grand moments d’angoisse. Malheureusement aussi, les nombreuses familles dont on a rapatrié leur fils mort pour la France, (mais sourtout, mort pour avoir défendu des intérêts qui n'étaient pas les leurs).

     Bien évidemment, il y a encore de nos jours une petite minorité de nostalgiques qui regrettent l'Algérie française,  dont une grande majorié d'entr'eux n'ont pas participé aux combats et ont peine à comprendre notre attachement à cette date. Ont-ils le droit de refuser le 19 mars, pour commémorer la fin de cette guerre ?

     Avec le recul du temps, il semble évident que l’idée de l’époque de vouloir garder et administrer l’Algérie de l’autre côté de la méditerranée, dont le territoire représente 5 fois la superficie de la France était utopique. L’Etat Français aujourd'hui a déjà beaucoup de difficultés à gérer les nombreux problèmes qui incombent à notre hexagone.

     Finalement, le Général de Gaulle, après avoir étudié toutes les possibilités pour sortir de cette guerre que le peuple français désapprouvait dans sa majorité, a pris la décision…

Les photos suivantes ont été prises le 19 mars 1962 par un appelé du 4ème RCA Bernard Pierpaoli, envoyé avec un détachement sous les ordres du sergent-chef Lhommé au Bec de canard à la frontière Tunisienne pour y rencontrer les chefs du FLN avec leur armée, et y contrôler le respect du cessez-le-feu. Ils y ont rencontré les futurs présidents de la République Algérienne : Houri Boumédiène et Chadli Bendjedid

Merci pour ce témoignage

 

 

 

 

 

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Se battre en Algérie "
1954 - 1962
un livre de Patrick-Charles RENAUD, Prix Littéraire Raymond Poincaré 2003
456 pages de récits + 32 pages de photos dont une grande majorité en couleurs - format 170 mm X 230 mm

Se battre en Algérie " démontre que cette guerre ne se résumait pas à des opérations de ratissage ou de contôles dans le bled, ni même à de rares scènes de torture et d'exécutions sommaires. Elle ne fut pas non plus une guerre où tous les Appelés désoeuvrés dans un poste perdu dans le djebel, se livraient à des actes répréhensibles sur les populations civiles. Réduire la Guerre d'Algérie à ces clichés est intellectuellement malhonnête.
Elle fut émaillée de combats, parfois farouches, livrés par des combattants français et algériens courageux, dans des paysages apocalyptiques, dans le froid, la pluie, la neige et le vent, ou sous une chaleur excessive. Elle fut aussi et surtout faite par de jeunes français respectueux de l'adversaire, dont l'immense majorité ne s'est pas livrée aux actes barbares dont font état certains.

 

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Il y a quelques temps déjà, au printemps 2009, j'étais contacté par Daniel Alexendre dessinateu, qui avec Laurent Galandon scénariste, publier une BD. Une histoire romanesque d'amour/passion avec la guerre d'Algérie comme fond.

Leur 2ème tome suite et fin de l'histoire, devait se dérouler en partie dans les Aurès, et pour cela, il me demandait l'autorisation de s'inspirer de quelques photos de mon site. J'ai accepté sans réserve, pour ce scénario qui loin de prendre parti, narre simplement l'histoire d'un homme tiraillé par ses sentiments patriotes et amoureux pendant la guerre d'Algérie.

En remerciements, Daniel Alexendre m'a fait parvenir les deux volumes de leur BD, dont le deuxième vient de sortir.

C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai apprécié les images et le scénario que je conseille à tout amateur de BD.

 

TAHYA  EL-DJAZAÏR

Bambou Edition

116 rue des jonchères BP 3  71012 Charnay-lès-Mâcon cedex   site web www.bambou.fr

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Souvenir d’un chasseur d’Afrique

J’avais 20ans dans les Aurès


C’est avec beaucoup de simplicité, de sensibilité et de réalité, que l’Auteur retrace l’aventure de ses 20 ans. Ayant vécu pratiquement les mêmes situations dans ce secteur montagneux des Aurès, ce récit ma fortement ému en me rappelant de nombreux souvenirs. Merci à André DEBRUYNE pour ce formidable travail de mémoire.

Pour les intéressés, la commande de ce livre ne peut se faire qu’auprès de l’Auteur : dont voici les coordonnées :

Mr André DEBRUYNE BP 93 88403 Gérardmer

 

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   C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu le livre de Pierre Bernier

"L’Algérie ce pays riche".

     Dans une première partie, je me suis trouvé plongé dans la vie d’un élève pilote qui met tout en oeuvre pour satisfaire son goût du risque et son envie profonde de voler. Appelé sous les drapeaux en 1956, il réitère son désir de piloter où, après une formation toute particulière dès son intégration, il se retrouve pilote de Piper en Algérie dans l’A.L.A.T. (Aviation Légère de l’Armée de Terre).

   J’ai découvert avec beaucoup d’intérêt en tant que fantassin, l’organisation et les activités de ce Régiment. La vie que menaient ces pilotes de piper qui guidaient notre progression lors d’opérations et avec lesquels nous n’avions aucun contact, hormis les directives nécessaires au déroulement de nos missions.


   Puis, c’est avec beaucoup d’objectivité et de sincérité que Pierre Bernier décrit ces deux séjours en Algérie où son métier d’ingénieur le conduit à nouveau pour la réalisation de plusieurs projets : En 1979, puis en 1995.

   Son récit sur l’Algérie d’aujourd'hui’hui est très éloquent sur ce qu’est devenu ce pays depuis son indépendance. La sensibilité qui se dégage à la lecture de ce chapitre témoigne de son attachement profond, à ce pays riche, à son évolution, qu’il espère heureuse pour le le bonheur de tout son peuple.

En félicitant son Auteur, je ne puis que conseiller la lecture de ce livre.

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J’ai beaucoup aimé le livre de René Rouby "Otage d'Amirouche". Son récit retrace son parcourt tragique au temps de la guerre d’Algérie, où à l’époque âgé de 18 ans, il décide pour entrer dans la vie professionnelle de profiter du Plan de scolarisation de l’Algérie française, pour lequel il se porte volontaire. 114 jours de détention entre les mains du tristement célèbre colonel Amirouche dans les maquis de Kabylie. Raconté sans haine ni rancune, avec beaucoup de simplicité et desincérité

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